
Né le 3 juillet 1941 à Batna, Liamine Zeroual s'inscrit très tôt dans l'histoire de la libération nationale. À 16 ans, il rejoint l'Armée de Libération Nationale (ALN), entamant ainsi une carrière dédiée aux institutions militaires et civiles. Ce passage au maquis forgera son identité de futur cadre de l'État.
Au lendemain de l'indépendance, il poursuit son ascension au sein de l'Armée Nationale Populaire (ANP). Après plusieurs formations spécialisées à l'étranger, il occupe des fonctions de commandement stratégiques. Reconnu pour sa rigueur professionnelle, il gravit les échelons jusqu'au poste de Chef d'État-major. En 1990, faisant preuve d'une autonomie de décision remarquée, il choisit de quitter ses fonctions pour une première retraite anticipée, fidèle à ses convictions personnelles.
En janvier 1994, dans un climat national particulièrement difficile, Liamine Zeroual est désigné Chef de l'État par le Haut Comité d'État. Sa mission prioritaire consiste à stabiliser les fondations de la République et à renouer avec le processus démocratique. Sous son autorité, l'Algérie s'engage dans une phase de réorganisation politique majeure.
En novembre 1995, il organise la première élection présidentielle pluraliste du pays. Dans un contexte de défis sécuritaires importants, les citoyens se rendent aux urnes et lui accordent leur confiance avec plus de 61% des suffrages. Ce scrutin marque le début d'un mandat axé sur la souveraineté et le renforcement du cadre législatif national.
Les axes de son action publique :Le 11 septembre 1998, Liamine Zeroual choisit d'abréger son mandat et d'annoncer une élection présidentielle anticipée. Cette décision, saluée pour son caractère inédit dans la région, souligne sa volonté de privilégier la stabilité du pays. En avril 1999, au terme d'une transition encadrée, il se retire de la vie politique active pour rejoindre sa ville natale de Batna.
Au-delà de ses réalisations législatives, Liamine Zeroual restera dans les mémoires pour sa discrétion exemplaire après son retrait de la scène politique. Son refus constant de s'impliquer dans les polémiques partisanes a renforcé sa stature de sage au sein de la société algérienne. Pour les nouvelles générations, son parcours symbolise une forme de tempérance et de respect des traditions républicaines, consolidant ainsi son image de serviteur dévoué à la stabilité du pays.
Sa disparition ce 28 mars 2026 laisse un héritage mémoriel profond au sein de la nation. Pour les citoyens, il laisse l'image d'un dirigeant de parole, attaché au patriotisme et au respect des lois de la République. Liamine Zeroual aura marqué son époque par sa sobriété et son sens aigu du devoir national. Que son âme repose en paix.











